QUAND PEINTURE ET MUSIQUE SE CONJUGUENT

Un article de Artiste Plus ( blog specialisé dans le développement professionnel )

La musique et la peinture ont toujours été des arts liés dans la vie des hommes. Nombreux sont les artistes et les théoriciens qui ont étudié pendant si longtemps les liens complexes qui existent entre la musique et la peinture. 

Pour être plus claire, je vous propose de vous imaginer dans une galerie d’art. Vous êtes debout, à contempler une peinture magnifique, vous ressentez l’émotion dégagée par cette dernière, en imaginant l’état d’esprit de l’artiste. Qu’est-ce qui pourrait vous faire frissonner à ce point-là ? Un air musical bien sûr, surtout si son thème est lié avec la peinture.

Dans les temps modernes, l’audiovisuel a fini par prouver le lien entre la peinture et la musique. Est-ce que l’on peut imaginer un film d’action ou romantique sans ses airs qui ajoutent tellement d’émotion, en nous aidant à nous connecter avec le moment. Il est certain que la musique intensifie l’instant présent, lui offrant des dimensions incomparables.


On dit que la peinture est un art de l’espace, tandis que la musique est un art du temps ce qui leur confèrent un caractère antinomique. Il ne faut pas oublier les nombreuses fois ou les peintres furent inspirés par la musique, et vice et versas. 

Même quand on est débutant, il est facile d’imaginer une symphonie ou un air qui irait parfaitement avec une peinture en se basant sur ce qu’on a déjà entendu auparavant.

La musique est sans doute l’art qui a inspiré le plus les peintres, mais quel était le but visé par ces derniers ? Que cela soit dans l’art figuratif ou l’abstrait.

Ils utilisèrent donc l’art pour traduire toutes sortes de sentiments se laissant remplir par les émotions prodiguées par la musique afin de les traduire via leurs œuvres, que cela soit via des peintures chaleureuses de scènes toutes en couleurs, ou encore l’expression du plaisir de la vie tout en courbes sensuelles. Citons par exemple, Titien et sa Vénus avec un organiste ou encore Ingres et L’Odalisque à esclave.

Mais la musique servait aussi à glorifier toutes sortes de divinités, les religions monothéistes se sont toujours montrées fermées à toutes sortes de musiques craignant le pouvoir séducteur de cette dernière, pouvant mener quiconque à la débauche et à la turpitude du plaisir de la chair. Mais l’art a toujours réussit à passer outre l’interdiction, comme pour Fra Angelico dans le Couronnement de la Vierge, où la Vierge, couronnée par Jésus tout en haut et est entourée par des anges qui célèbrent la scène en jouant de la musique.

La musique, évoluant dans un monde subjectif et abstrait agit comme un modèle pour les peintres qui souhaitaient se libérer de la reproduction. Citons Vincent Van Gogh qui s’interrogeait déjà en 1888 :

« Pourquoi est-ce que je comprends mieux le musicien que le peintre. Pourquoi vois-je mieux en lui le principe vivant d’abstraction. »

On comprend alors rapidement que les liens entre la musique et la peinture faisait déjà des ravages à l’époque même de l’art contemporain, il va se doit que cela ne pouvait qu’être accru avec l’art moderne qui a laisser naître des disproportions dans beaucoup de domaines !

Cette citation parmi tant d’autres montrent que c’est un sentiment de promiscuité avec l’art qui a donné le feu vert à tellement de peintres du XXe siècle à façonner certains aspects de la musique de façon complètement abstraite.

Comment parler de l’art qui mélange la musique et la peinture sans cité les paysages rythmiques, preuve même du mariage de ces deux arts. Citons Bruno Keip, né en 1959 à Paris, artiste autodidacte pour l’article du site des Beaux Arts : << Je considère la musique comme un art abstrait, et ce qui m’inspire dans ma démarche actuelle, c’est l’interaction visuelle et sonore. Cela me permet de créer mon propre langage. Peindre est pour moi le prolongement des sons dans l’espace et le temps. >>

Les ondulations présentes sur ses peintures prouvent la noblesse du geste de mélanger peinture et musique, offrant un résultat éblouissant qui font vibrer quiconque pose les yeux sur ce genre d’art.

Pour finir cet article, il serait très injuste de ne pas citer Mondrian, toute sa vie fut hantée par la musique dont il rechercha des équivalents picturaux et qui inspirera des musiciens d’importance comme György Ligeti. Lorsqu’il partit aux Etats-Unis, la découverte du Jazz, ainsi que l’orthogonalité des buildings new-yorkais dictèrent à Mondrian cinq œuvres dans lequel il restitue le rythme syncopé, le tempo et la joie de la musique de jazz à ses débuts.

Ir arriba